
ARTICLES SCIENTIFIQUES
Sur cette page vous trouverez des articles scientifiques et quelques fiches mémo. Nouveauté de la recherche ou explication de certaines pathologies.
Si cela vous intéresse, je vous laisse explorer la page...
Avancées de la recherche et bonnes nouvelles...
Un gel révolutionnaire d’acide hyaluronique pour simultanément suivre et traiter l'arthrose
18 mars 2025 / CNRS
Des scientifiques ont mis au point un nouveau gel injectable à base d’acide hyaluronique qui promet de freiner l’arthrose tout en permettant aux médecins de suivre son action en temps réel. Cette avancée importante, parue dans la revue Theranostics, pourrait transformer la prise en charge de cette maladie dégénérative.
Une équipe interdisciplinaire de scientifiques du CNRS, de l'Université Grenobles-Alpes, de l’INSERM et du CHU de Grenoble-Alpes vient de franchir un cap important en développant un hydrogel d’acide hyaluronique injectable qui combine deux propriétés inédites. Ce gel est à la fois autocicatrisant et radio-opaque. Cela signifie d’une part qu’il forme un matériau intègre qui reste en place après son injection et diffusion dans l’articulation. Par ailleurs, le marquage de cet hydrogel par un agent de contraste clinique iodé offre un suivi précis et à long terme du biomatériau dans l’articulation par imagerie. Avec ce gel, les médecins pourraient donc observer directement sa diffusion et adapter les traitements en fonction de chaque patient.
Révolution non hormonale dans les soins associés à la ménopause.
4 décembre 2025 /National Geographic Santé
Plus de 80 % des femmes subissent des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes pendant la transition vers la ménopause et pour bon nombre d'entre elles, les symptômes sont suffisamment graves pour affecter leur vie quotidienne.
Deux nouveaux traitements non hormonaux pour les bouffées de chaleur modérées à graves permettent désormais d'atténuer ces symptômes chez les femmes qui n'avaient pas d'autres options auparavant. Le Lynkuet (elinzanetant), approuvé cette année par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis et l'Agence européenne du médicament, rejoint donc le Veozah (fezolinetant) qui avait reçu l'autorisation deux ans plus tôt.
Ces capsules administrées quotidiennement ciblent les neurones régulateurs de la température dans l'hypothalamus, après que les scientifiques ont découvert que ces cellules nerveuses étaient susceptibles aux fluctuations d'œstrogènes observées durant la ménopause.
Une nouvelle piste prometteuse de traitement pour la Borréliose de Lyme
8 avril 2025 / Francelyme.fr
Une équipe de l’université Cornell aux USA a publié une étude qui ouvre une nouvelle piste pour combattre les spirochètes, cette famille de bactéries très invasives responsables de la maladie de Lyme, de la syphilis ou de la leptospirose.
Le pouvoir infectieux de ces bactéries est très lié à leur grande mobilité, qui leur permet d’échapper au système immunitaire et d’infecter l’organisme.
Les chercheurs ont identifié plusieurs molécules bien connues et déjà approuvées cliniquement (hexachlorophène, triclosan, dichlorophène), qui freinent et bloquent les bactéries, en s’attaquant au développement des flagelles qu’elles comportent en surface, et qui assurent leur mobilité.
Les résultats très positifs des tests réalisés in vitro apportent ce qu’on appelle une « preuve de concept » pour le développement de traitements, ouvrant la voie à une nouvelle stratégie antimicrobienne prometteuse.
Un nouvel espoir pour renforcer notre arsenal contre la maladie de Lyme, même si on sait que la route est encore longue, et que plusieurs années de recherche et de tests seront nécessaires pour confirmer le potentiel de cette nouvelle approche, avant de déboucher, on l’espère, sur de nouveaux médicaments.
Endométriose : un test salivaire pour éviter les retards au diagnostic ?
4 juillet 2023 / Vidal
Le test salivaire ENDOTEST pour le diagnostic de l'endométriose est désormais pris en charge à titre dérogatoire, dans le cadre du forfait innovation.
La prise en charge est limitée au diagnostic d'endométriose chez des patientes à l'imagerie normale ou équivoque, mais présentant des symptômes très évocateurs et invalidants de la maladie.
Elle est prévue pour une durée de 3 ans, pour 25 000 patientes parmi lesquelles 2 500 participent à l'étude Endobest.
ENDOTEST doit être prescrit par un gynécologue ; il est réalisé à l'hôpital.
Même si les résultats préliminaires sont intéressants, il est trop tôt pour affirmer que ce test salivaire est spécifiquement prédictif d’une endométriose ou permet d’écarter la possibilité de cette affection. D’autres études seront nécessaires pour écarter l'éventualité qu’il soit un indicateur d’un état inflammatoire chronique, quelle que soit sa cause.
Fiches mémo pour mieux comprendre...
POLYARTHRITE RHUMATOÏDE (PR)
C’est une pathologie articulaire qui est inflammatoire, chronique, évolutive avec une tendance destructive lié à une réponse auto immune survenant sur un terrain génétique prédisposant (HLA DR4).
Facteurs de risque (FDR):
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Femme en âge péri ménopausique
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Facteur génétique
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Facteur hormonaux
Forme typique : polyarthrite bilatérale (les 2 côtés) et symétrique, à prédominance distale (extrémité) du membre supérieur. Réveils nocturnes, déverrouillage matinal (+30 min). Souvent métatarsalgie bilatérale.
Lésion clé : synovite (= Inflammation de la membrane synoviale qui tapisse la face interne des articulations périphériques, responsable d'un épanchement intra-articulaire de nature et d'abondance variables).
Symptômes accompagnants possibles: Altération de l’état général, atteinte cutanée, atteinte sèche (bouche et yeux secs), atteinte cardiaque, atteinte rénale, atteinte pulmonaire.
La PR épargne toujours 3 sites :
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Rachis dorso lombaire
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Sacro iliaque
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Inter Phalangienne Distale
ARTHROSE
C'est une maladie articulaire dégénérative chronique qui conduit à la destruction du cartilage, entraînant douleurs, raideurs et gêne fonctionnelle.
Apparition et évolution:
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Stade initial : cartilage œdématié
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Stade intermédiaire : apparition de fissure, hyper activité catabolique.
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Stade final : destruction de l’os sous chondral
Signes radio : Pincement articulaire, Ostéophytes, Géodes, Ostéocondensation sous chondrale.
Étiologies : surcharge mécanique (surcharge pondérale, trouble du morphotype, cal vicieux), paramètres biochimiques.
Mesures hygiéno-diététique : économie articulaire, renforcement des muscles péri articulaires, éviter la station debout longtemps, le port de charge lourde, perte de poids, rééducation pour éviter l’enraidissement.
Médicaments antalgiques lors des poussées inflammatoires.
Chirurgical : traitement conservateur ou non conservateur.
OSTEOPOROSE
C'est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la masse osseuse et une détérioration de la travée osseuse (structure) amenant à une fragilité de l’os et donc à une augmentation du risque de fracture.
La fracture est le symptôme de l’ostéoporose.
Facteurs de risque (FDR):
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Age / faible IMC
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Sexe féminin
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Masse osseuse maximale faible
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Prédisposition génétique
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Sédentarité
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Peu de Vit. D et de calcium
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Tabac/alcoolisme
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Traitement médicamenteux inducteurs d’ostéoporose
Les différents types:
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Ostéoporose primitive : Liée à l’âge et plus fréquente chez la femme ménauposée. Les trois sites préférentiels de fractures ostéoporotiques : col du fémur, extrémité inférieur du radius et tassement vertébral.
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Ostéoporose secondaire : conséquence d’une pathologie endocrinienne (hypothyroïdie, hyperparathyroïdie…)
Prévention : laitage + sport avant 20 ans (pour favoriser un pic maximal de trame osseuse) + lutter contre les FDR modifiables après 20 ans.
Mesures hygiéno- diététiques : sport, apport vitamino calcique, pas de tabac ni d’alcool, lutte contre IMC<17.
Médicaments : ttt hormonal substitutif, pour les femmes à prédisposition : bisphophonates.
Résultats d'imagerie: T-Score : -1DS/-2,5DS : ostéopénie, < -2,5DS : ostéoporose, <-2,5 + fracture : ostéoporose confirmé.
SPONDYLARTHROPATHIE
C'est une atteinte articulaire inflammatoire chronique. Il existe différentes manifestations: axiale, articulaire périphérique et extra articulaire. Elles partagent des manifestations cliniques communes et un même terrain génétique (HLA B27).
Lésion clé : enthésite (= atteinte inflammatoire d'une enthèse, ou insertion d'un tendon).
Facteurs de risque : Homme jeune avec antécédent familiaux.
Il existe 4 syndromes :
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Syndrome Pelvi rachidien : traduction clinique des enthésites du rachis et des sacro-iliaques. Dorso-lombalgies et douleur sacro-iliaque d'horaire inflammatoire (= douleur présente lors du repos et qui diminue, voire qui disparait, lors des mouvements et des activités) et chronique + raideur rachidienne (ex: distance occiput-mur)
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Syndrome Enthésiopathique: douleur inflammatoire au niveau des enthèses (ischion, grand trochanter, talon). Manifestation au lever (1er pas).
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Syndrome Articulaire périphérique: arthrite rhizoménique (épaule/hanche)
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Syndrome Extra articulaire: atteinte oculaire (douleur inflammatoire avec trouble de la vision). Atteinte cutanée (psoriasis), des muqueuses (urétrite), du tube digestif (entérocolopathie), et pulmonaire (syndrome restrictif).
TORTICOLI DU NOUVEAU NE
Il existe deux types de torticolis chez le nouveau né:
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Torticoli postural congénital (bénin): Mécanisme intra utérin sans atteinte du muscle sterno-cleïdo-occipito-mastoïdien (SCOM). La posture de l'enfant est asymétrique avec concavité thoraco lombaire, tête et bassin incliné du même côté (posture de "banane").
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Torticoli musculaire congénital: Rétraction du SCOM qui provoque une inclinaison / rotation opposée de la tête du nourrisson. Les signe d'accompagnement à rechercher sont : dysplasie / luxation de hanche du même côté.
L' ALGONEURODYSTROPHIE OU SYNDROME DOULOUREUX REGIONAL COMPLEXE
C’est un sd. douloureux régional qui est associé à des signes vasomoteurs et trophiques (relatif à la dilatation/contraction des vaisseaux et à la nutrition des tissus) touchant les structures sous cutanées, péri articulaires et osseuses.
Origine : ? (50%) ; traumatique (50%)
Les symptômes se développent progressivement.
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Phase de début = phase chaude : douleurs vives +++ avec ralentissement fonctionnels majeurs, aspect inflammatoire local avec TROUBLES DE LA SUDATION. Douleur d’horaire mixte et à la mobilisation.
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Phase froide : inconstante, région froide, pâle, atrophiée, ongles anormaux, rétraction capsulo ligamentaire qui enraidie l’articulation. Dysfonctionnement du système neuro végétatif de la zone consernée.
Absence de syndrome Inflammatoire biologique.
80 à 90% de guérison spontannée.
FRACTURE DE FATIGUE
Modification très localisée de l’architecture osseuse causée par des micro traumatismes répétés. Peut aller jusqu’à la fracture si le surmenage persiste. Survient sans traumatisme réel, après effort répété prolongé.
Fracture les plus fréquentes :
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M2/M3 (milieu du pied)
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Tibia/fibula (péroné)
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Calcanéus (talon)
Douleur d’apparition progressive, de type mécanique, point douloureux exquis, petite zone d’inflammation locale.
Après conseil médical et imagerie: arrêt du sport et décharge pendant 1 mois. Reprise de la marche progressive pendant 6 semaines. Reprise du sport progressivement pendant un mois = reprise du sport initial 3,5 mois après la fracture.
MIGRAINES
Critères diagnostiques de l’IHS (International Headache Society) :
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Douleur durant de 4 à 72h.
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Au moins deux des symptômes suivant présents : douleur unilatérale, douleur pulsatile, douleur modérée ou sévère, douleur aggravée par l’effort entravant les activités quotidiennes.
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Au moins un symptôme suivant doit s’ajouter : nausée/vomissement, phono/photophobie.
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Examen clinique normal.
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Au moins 5 crises comprenant les critères 1 et 3.
